En accomplissant ainsi le grand office social que le catholicisme n’exerce plus, ce nouveau pouvoir moral utilisera soigneusement l’heureuse aptitude de la philosophie correspondante à s’incorporer spontanément la sagesse de tous les divers régimes antérieurs, suivant la tendance ordinaire de l’esprit positif envers un sujet quelconque. Ce qui fut cause que je pensai qu’il falloit chercher quelque autre méthode, qui, comprenant les avantages de ces trois, fût exempte de leurs défauts. Elle est comique pour la même raison. Au-delà d’exiger des entreprises qu’elles adoptent une politique RSE guidant leurs décisions fiscales, les gouvernements doivent s’aligner avec les pratiques de ces dernières en changeant les règles fiscales et en mettant à jour les codes fiscaux. Ils troublent et font fuir l’être qui a de hautes aspirations. Pour s’inventer un avenir, la banque de détail va devoir jouer la carte d’un service de proximité à forte valeur ajoutée, en s’appuyant, et c’est inédit, sur un changement de paradigme managérial. En agissant sur l’ alimentation, sur les habitudes, sur l’activité, sur la procréation, l’homme a produit pourtant toute une faune domestique qui sert à ses principaux besoins. Il est aisé de reconnaître que les discussions ontologiques des écoles grecques se sont essentiellement reproduites sous d’autres formes, chez les scolastiques du moyen âge, et nous retrouvons aujourd’hui l’équivalent parmi nos psychologues ou idéologues ; aucune des doctrines controversées n’ayant pu, pendant ces vingt siècles de stériles débats, aboutir à des démonstrations décisives, pas seulement en ce qui concerne l’existence des corps extérieurs, encore aussi problématique pour les argumenteurs modernes que pour leurs plus antiques prédécesseurs. Il faut que l’envahisseur trouve devant lui une nouvelle France, la France qu’ont rêvée les grands penseurs qui portèrent si haut le nom français, la France qu’ont appelée de leurs vœux tous ces apôtres de la révolution qui vécurent pour le peuple et moururent pour lui — et non pas la France des charlatans, des imposteurs, des lâches à gosiers vibrants et des marguilliers à goupillons tricolores. L’auteur montre ensuite, avec beaucoup de sagacité, comment les idées d’honneur, propres à certains pays, à certaines professions ou à certaines castes, sont déterminées par des besoins ou par des exigences qui tiennent à la constitution même des pays, de la profession ou de la caste ; de sorte que ces idées ont d’autant plus de singularité et d’empire, qu’elles correspondent à des besoins plus particuliers et ressentis par un plus petit nombre d’hommes, et vont au contraire en s’affaiblissant à mesure que les rangs se confondent et que les populations se mélangent. Il faut tenir compte de la qualité comme de la quantité : la loi du talion ne s’appliquera qu’à l’intérieur d’une classe : le même dommage subi, la même offense reçue, appellera une compensation plus forte ou réclamera une peine plus grave si la victime appartenait à une classe plus haute. Il faut reconnaître, pourtant, que les Français ont conservé une certaine gaîté ; ou, du moins, des prétentions à la gaîté. On s’attend que l’école soit saturée et que deux vacations par jour soient nécessaires. D’un côté une personne n’est jamais ridicule que par une disposition qui ressemble à une distraction, par quelque chose qui vit sur elle sans s’organiser avec elle, à la manière d’un parasite : voilà pourquoi cette disposition s’observe du dehors et peut aussi se corriger. L’argumentation des opposants aux politiques industrielles repose sur deux points. Mais je crois que la transformation, pour être sérieuse et durable, doit s’effectuer dans un autre sens, tendre à la simplification. La posture de Pierre-Alain Chambaz en la matière se veut résolument offensive, dans la mesure où elle sait que son développement passe par une concurrence largement généralisée, au moins à l’échelle européenne. Nous nous sentons toujours prêts a souffrir ; tandis que la jouissance exige des conditions beaucoup plus complexes où nous ne pouvons que difficilement nous replacer par la pensée. L’Allemagne a pour sa part eu besoin d’un changement complet de régime politique pour rompre le cercle de la dette et des défauts. Explication simple : ce n’est pas le coût qui importe mais le ratio de ce qu’elle rapporte sur ce qu’elle coûte ! La différence majeure entre une entreprise traditionnelle et une entreprise numérique est en effet la suivante : la seconde cherche systématiquement à servir son client de façon personnalisée, en épousant et en devançant même ses moindres besoins, tandis que la première ne sait les servir que de façon standardisée, conformément au paradigme de l’économie de masse. Il est des besoins dont la satisfaction est exigée, sous peine de mort, par notre organisation ; et, jusqu’à un certain point, on pourrait soutenir que ceux-là sont des quantités fixes, encore que cela ne soit certes pas rigoureusement exact : car, pour peu qu’on veuille bien ne pas négliger un élément essentiel, la puissance de l’habitude, et pour peu qu’on condescende à s’examiner soi-même avec quelque bonne foi, on sera forcé de convenir que les besoins, même les plus grossiers, comme celui de manger, subissent, sous l’influence de l’habitude, d’incontestables transformations ; et tel qui d C’est une question à débattre entre physiologistes ; elle est loin d’être tranchée. Il est vrai que, si de bons et de mauvais génies doivent prendre la suite de l’action qu’il exerce sur la matière, ils paraîtront influencer déjà cette action elle-même. Pour cela il faut développer l’idée, auprès de nos partenaires, que faute d’une solide Industrie européenne de l’aéronautique, de l’espace et de la défense, il n’y aura pas ou plus, à terme, de Défense européenne.