Ainsi les taxes sur l’aspartame et les boissons énergisantes ont été mises en place sur fond de «diabolisation de la consommation de ces produits» et avec pour objectif affiché de «combler le déficit de la sécurité sociale». Dernier exemple, et non des moindres, qui prouve que l’alimentation inspire l’imaginaire fiscaliste de nos politiques, les TVA alimentaires ! Qu’on compare, dans la vie commune, la part laissée à l’égoïsme pur et celle que prend « l’altruisme », on verra combien la première est relativement petite ; même les plaisirs les plus égoïstes parce qu’ils sont tout physiques, comme le plaisir de boire ou de manger, n’ acquièrent tout leur charme que quand nous les partageons avec autrui. Le prélèvement à la source ne sera donc pas libératoire et le choc de simplification n’aura pas lieu : les ménages auront toujours des déclarations à déposer auprès de l’administration fiscale ; le montant de l’impôt définitif sera connu avec retard. Depuis plusieurs années, le régulateur part en effet du principe – à première vue de bon sens – que tous les actifs ne présentent pas le même risque et qu’ils n’ont donc pas à supporter la même charge en fonds propres. Ces bruits merveilleux vinrent aux oreilles de nos philosophes d’Athènes au moment où ils se demandaient vers quelle contrée ils porteraient leurs pas. L’autre l’a regardé en dessous, une demi-minute, sans rien dire. Il doit les amener à reconsidérer leurs modes de transmission et, peut-être, plus encore, leurs relations réciproques, par delà des cloisonnements qui deviennent artificiels. Il y a au fond de la foi ainsi entendue un certain scepticisme. En dehors de la presse nationaliste qui travaille énergiquement pour eux, les tonsurés possèdent des journaux dont la circulation est immense et qui empoisonnent de leur prose infecte l’âme des multitudes. Ces pauses ne remettent pas en cause la tendance de fond : en l’espace de 20 ans le bond de consommation aura été spectaculaire (+53%). Il survit tout entier. Tous les auteurs ont fait remarquer que nous puisons une foule de satisfactions à cette source. Enfin, pour une part minoritaire de cette mouvance, la violence peut être partie à l’éthique activiste, soit parce qu’elle répond naturellement à une violence de l’Etat supposée plus forte et immorale – et apparaît dès lors légitime –, soit parce qu’elle est au cœur du projet politique consistant à libérer par tous moyens des espaces de l’influence néfaste des intérêts marchands. Drôle de Drame met en cause un problème de gestion. Là ne fut pas leur erreur. D’où la nécessité de procéder à une réconciliation entre la liberté d’expression et le respect de la religion d’autrui. Elle ont défini des usages plus rapides, plus connectés et multiplateformes, élevant la musique au rang d’expérience et non plus à une simple propriété, véritable bande-son au cœur de leurs environnements mobiles, sociaux et interactifs. En ce domaine, tout est permis.