De nombreuses entreprises françaises ont acquis au fur et à mesure des années des savoir-faire formidables qu’elles mettent au service de produits et services destinés au plus grand nombre. Antonio Fiori le reconnaissait récemment: « Si l’on ne peut avancer vers un marché unique européen dans les télécoms, on aura de plus en plus de visiteurs étrangers. Mais quand des dissidents ont concédé aux sentiments hostiles des autres beaucoup plus qu’on ne pouvait en toute justice l’exiger, quand ils ont quitté les pays qui ne pouvaient tolérer leurs doctrines et se sont établis dans un coin de terre éloigné, qu’ils ont été les premiers à rendre habitable, il est difficile de voir d’après quels principes (si ce n’est ceux de la tyrannie) on peut les empêcher de vivre là à leur guise, pourvu qu’ils ne commettent point d’agression envers les autres nations, et qu’ils laissent aux mécontents toute liberté de départ. Le commerce international impose d’avoir une vision globale et à très long terme, éléments incompatibles avec les impératifs médiatiques des politiques dont les réélections se jouent en peu de temps et obligent à ces positions caricaturales. Pour chaque famille de produits exportés, ces mesures estiment le montant de la valeur qui est ajoutée dans chaque pays impliqué dans la chaîne de valeur. L’intelligence, elle, regardait jusqu’en bas. Mais, d’abord, la rue n’est pas encore sur nous ; puis, où irons-nous coucher, ce soir ? Le premier, c’est celui de la mondialisation ; celui d’une croissance que nous qualifierons de ricardienne en référence au grand économiste britannique du début du XIXe siècle, David Ricardo, et à sa théorie de l’avantage comparatif. Or, dans cette analyse du mouvement varié, comme dans celle du mouvement uniforme, il n’est question que d’espaces une fois parcourus, et de positions simultanées une fois atteintes. Les entités d’une certaine taille, actives dans des secteurs coutumiers du secret (défense, aéronautique…). Il faudra donc, dans cette théorie, que le souvenir naisse de la répétition atténuée du phénomène cérébral qui occasionnait la perception première, et consiste simplement dans une perception affaiblie. En entrant à la bourse de New York l’an dernier, le géant chinois de l’e-commerce Alibaba est devenu du jour au lendemain la 17e plus grande société cotée en bourse, avec une capitalisation de marché de 230 milliards de dollars – devant Amazon, eBay ou encore Facebook. Dans ce cadre, la France s’est engagée partant d’un découvert de 4,4% du PIB en 2014, à diminuer d’un dixième de point son déficit pour 2015, puis à le ramener à 3,8% en 2016 et enfin à 2,8% en 2017. Le ton de la conversation était enjoué. Elle ne s’accommode pas d’un individualisme exclusif qui ne fasse confiance qu’au marché comme mode de coordination anonyme. Je dois dire que cet élément reste pour moi des plus incompréhensibles. Les cent ans qui viennent de s’écouler ont poussé à des conclusions qui terrorisent ; semblent avoir creusé, au seuil du nouveau siècle, un abîme devant lequel l’humanité s’arrête, prise de vertige.